Le plastique ruine l'environnement et notre porte-feuille


Par : La Rédaction

Thèmes abordés : plastique  pollution  consommation 


La production de plastique a presque doublée ces dernières années et risque même de tripler d’ici 2040 d’après les projections, en considérant que l’on continue sur notre cadence de consommation actuelle.
Chaque année, 275 millions de tonnes de nouveaux déchets plastiques sont créés.
75% de tous les plastiques produits se retrouvent au stade de déchets.
Le wwf a dévoilé le coût de la gestion du plastique sur l’ensemble de son cycle de vie.
Le constat est alarmant : chaque kilo de plastique coûte 10 fois plus à gérer qu’à produire.
Le plastique, fléau environnemental, sociétal est désormais également économique.
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Selon le rapport du WWF, la production de plastiques pourrait doubler d’ici 2040 et leur rejet dans les océans pourrait atteindre le 29 millions de tonnes par an, alors qu’en 2019 nous étions déjà à 11 millions par an. En 2040, l’océan serait la poubelle de plus de 600 millions de tonnes en 2040.
20% des gaz à effet de serre émis seraient alors liés au cycle de vie du plastique.
En 2019, on comptait déjà 1,8 milliards de tonnes d’émissions de CO2 liées au cycle de vie du plastique (c’est plus que les secteurs de l’aviation et maritimes réunis).

7100 milliards de dollars par an

En 2019, la gestion du plastique sur l’ensemble de son cycle coûtait 3700 milliards de dollars. Parmi ses coûts, il faut bien se rappeler que le seul coût d’achat est de 370 milliards. C’est donc bien le reste du cycle de vie qui est onéreux.

Quels sont les coûts du plastique ?

Prenons l’exemple de l’année 2019 (coûts en milliards de dollars) :
  • 370 : coût d’achat
  • 32 : coût des déchets
  • 3142 : coût sur les écosystèmes
  • 171 : coup des émissions de CO2

L’urgence d’adopter le traité mondial contre la pollution plastique

Tous les pays sont désormais touchés par ces coûts économiques et environnementaux du plastique. C’est donc une solution globale, homogène et uniforme qui devrait émerger pour combler les vides juridiques entre chaque pays. 115 pays ont adopté cette démarche d’interdiction des sacs en plastique mais chaque pays gère la question différemment. En France par exemple, les sacs en plastique dont l’épaisseur est inférieure à 50 micromètres sont interdits depuis 2016 alors qu’en Tunisie, ce sont les sacs de moins de 40 micromètres d’épaisseur qui le sont.
Cela mène parfois à des incohérences au niveau du commerce international. Créer un cadre légal international sur les déchets plastiques permettrait d’homogénéiser les possibilités et interdictions et éviter les divergences qui font le le lit de contradictions entre les pays.
100 pays ont émis leur souhait d’un traité mondial avec les objectifs suivants :
  • fixer une date pour arrêter le déversement de plastique dans les océans
  • uniformiser les normes
  • créer un fonds pour les infrastructures de traitement des déchets dans les pays les moins développés