Pollution numérique, les chiffres affolants


Par La Rédaction

Publié le 28 mars 2019

Thèmes : pollution numérique  pollution 


Si le numérique était un pays, il serait le 6ème pays le plus pollueur au monde !
Saviez-vous qu’en lisant ces lignes votre empreinte carbone vient d’augmenter ?
En faisant innocemment nos recherches sur internet, nous polluons.
Au début de l’internet, nous pensions réduire notre impact sur l'environnement en dématérialisant nos activités. On pensait qu’en évitant le papier, nous allions moins polluer.
Pourtant, le numérique immatériel pollue de façon bien réelle.
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Les chiffres de la pollution numérique :

Cette pollution invisible n’est pas virtuelle, bien au contraire : en 2016, l’émission de gaz à effet de serre de notre activité numérique était aussi importante que celle de l’aviation civile !
Cela représente 2% des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale.
Et ce chiffre devrait augmenter au fil des années, proportionnellement à la hausse des utilisateurs et des applications toujours plus gourmandes en ressources.
Selon Greenpeace, le secteur informatique consomme 10% de la production électrique mondiale.
Une seule recherche sur Google équivaut à 7 grammes de CO2, soit presque l’équivalent de ce qu’un arbre peut absorber en une journée, ou encore cela équivaut à la consommation d’un ordinateur en veille pendant 8 heures.
Chaque internaute rejetterait en moyenne 10 kg de Co2 dans l’atmosphère chaque année.

Les sources de consommation d’énergie liées au numérique :

  • le cycle de vie des équipements : ordinateurs, téléphones, tablettes, etc… Lors de la fabrication, l’extraction des ressources minérales est très coûteuse en énergie. Lors de la conception et construction aussi. A cela s’ajoute le transport des équipements. Puis pendant l’utilisation et lorsqu’ils sont jetés, les outils numériques continuent de polluer. Très peu d’entres eux sont recyclés (30%) sans compter le phénomène d’obsolescence programmée. Tout le cycle de vie de ses terminaux laissent une trace négative sur l’état de l’environnement.
  • les données : le stockage dans les data centers et le traitement de ces données est également énergivore. C'est l’alimentation et le refroidissement par climatisation en continu de ces serveurs qui nécessite autant d'énergie.
  • Ce phénomène est inquiétant car le volume de données ne cesse d’augmenter (plus de 20% par an). Il existe plus de 4000 data centers dans le monde (ce sont de grands entrepôts qui contiennent un nombre immense de serveurs alimentés en énergie fossile). Le stockage des données consomme presque 1/5 de l’électricité mondiale.
  • la conception de logiciels trop complexes et donc trop gourmands en énergie
  • l’utilisation d’internet : la moindre recherche sur internet est source de pollution. Selon Laurent Lefevre, chercheur à l’Inria, une simple requête sur un moteur de recherche équivaut à l’utilisation d’une ampoule base consommation pendant une heure.
  • le stockage et l'envoi d’emails (les spams représentent l’équivalent carbone de 3 millions de voitures en circulation pendant un an(source : McAfee)). C’est le passage dans différents centres de données et la conservation de ces messages qui augmentent l’utilisation des serveurs. Selon l’ADEME, l’envoi d’un e-mail de 1 Mo équivaut à l’utilisation d’une ampoule de 25 Wh pendant une heure. Les activités les plus polluantes sont : la vidéo à la demande, les jeux vidéos en ligne. Les échanges de photos et de vidéos via les plateformes de messagerie et les réseaux sociaux sont également très énergivores.
  • les impressions de documents papiers : on estime qu’un salarié français utilise 65 kg de papier par an pour imprimer des documents numériques.
Si nous continuons sur notre lancée, d’ici 2025, le numérique polluera autant que le trafic automobile mondial.

Quelles solutions pour réduire notre pollution numérique ?

  • ne pas remplacer trop souvent ses matériaux, les entretenir, et les faire réparer
  • éteindre ses équipements quand on en a pas besoin. Limiter le nombre d’onglets.
  • éviter les impressions de papier
  • réduire ses requêtes
  • utiliser les favoris pour éviter de faire des requêtes sur un moteur de recherche
  • nettoyer sa boîte email, et notamment ses spams avec l’outil CleanFox
  • pour partager des fichiers volumineux, utiliser WeTransfer (qui effacent les données ay bout d’un certain temps, et évite donc le stockage inutile)
  • faire le tri dans sa boîte email (les messages archivés continuent d’utiliser des ressources serveurs)
  • se désinscrire des newsletters que nous ne lisons plus et des spams (ils représentent inutilement 50% des emails qui transitent). L’outil CleanFox peut vous aider à faire le ménage dans votre boîte email.
  • choisir un moteur de recherche écolo comme Ecosia. Un moteur de recherche créé en Allemagne basé sur les données de Yahoo ! et Bing ! . 80% des bénéfices servent à la reforestation. 100% des émissions de CO2 de ses serveurs sont neutralisées.