La Silicone Valley vient de découvrir la recette du bonheur...


Par La Rédaction

Publié le 5 nov. 2019

Thèmes : motivation  dopamine  antidépresseur  calme  cerveau  exposition au froid  méditation  organisation  réseaux sociaux 


Comment retrouver la motivation ? Se libérer de certaines dépendances ? Comment apaiser son cerveau surstimulé par les plaisirs faciles de nos temps modernes ?
Notre cerveau est constamment surstimulé par diverses choses qui accaparent et éparpillent notre attention. Comment retrouver la paix intérieure ? Comment retrouver notre attention, concentration, réguler nos émotions et savoir ressentir du contentement au travers de petits et vrais plaisirs ?
 Et si on pouvait être heureux tout simplement, en ne subissant plus les aléas de la vie, en restant serein quels que que soient les événements extérieurs ?

Il semblerait que cela soit possible en pratiquant ce qu’appellent certains geeks de la Silicone Valley : le jeûne de dopamine.
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C’est quoi la dopamine ?

On l’appelle plus couramment la « molécule du bonheur ».
La dopamine est un neurotransmetteur : une molécule qui transmet des informations entre les neurones. Elle intervient dans de nombreux systèmes. Son rôle est complexe : elle est liée aux fonctions cérébrales du système nerveux et a une importante incidence sur notre comportement, en particulier sur la motivation, la productivité, la concentration, l’attention, le plaisir, la mémoire, la cognition et le sommeil.
La dopamine est libérée dans notre cerveau lors d’expériences que le cerveau associe au plaisir.

Le problème avec la dopamine

Dans notre monde actuel, beaucoup de choses stimulent notre dopamine, et nous ont rendu dépendants. Les réseaux sociaux par exemple activent notre système de récompense, cette surdose de dopamine associe les réseaux sociaux au plaisir, ce qui nous en rend totalement dépendants.
Les substances addictives (certains médicaments, drogue, tabac, alcool, certains types de nourriture) entraînent une libération excessive de dopamine. C’est la libération de dopamine qui est associée à la sensation de plaisir. A long terme, les récepteurs de dopamine se dérèglent et nous devenons moins sensibles à la dopamine. Il faut donc plus de dopamine pour ressentir la sensation de plaisir. C’est là qu’on entre dans la spirale infernale de la dépendance. 
Une baisse de la dopamine mène à de l’apathie, fatigue, comportements addictifs, sauts d’humeur, problèmes de mémoire.
Un excès de dopamine entraîne des comportement agressifs.

Le problème de la dopamine est qu’elle peut se «dérégler» très facilement selon notre mode de vie, nos habitudes.

C’est quoi le jeûne de dopamine ?

Après nous avoir rendus accros aux réseaux sociaux (avec tous les inconvénients cognitifs que cela amène), les grands de la tech ont trouvé comment nous désintoxiquer.
 Cette « diète de plaisir » est une sorte de régime du cerveau, comme on ferait un régime pour perdre du poids, mais dans ce cas, il s’agirait de faire un régime de tout ce qui alimente nos comportements de dépendances.
C’est Cameron Sepah, psychologue spécialiste des questions de performances (en particuliers des entrepreneurs de la Silicon Valley) qui a inventé l’expression « jeûne de dopamine ».
 Selon lui, l'objectif n'est pas de supprimer totalement la dopamine, mais plutôt de laisser notre cerveau «se rétablir».
Pour lui, la diète de plaisir consiste à apaiser son cerveau, déshabituer son cerveau de la dopamine en évitant tout stimulis superflus. Il propose des temps de jeûne progressif, selon les besoins, envies, rythmes et possibilités de chacun : jeûner d’abord pendant une à quatre heures tous les soirs puis tous les soirs puis un jour par semaine, et enfin une semaine par an.
Ceci dit, les moments plaisirs ne sont pas interdits, il sont seulement réunis dans une fenêtre de temps précise.
 Le fait d’avoir une fenêtre de temps précise et limitée pour nos moments de plaisirs nous oblige à être plus efficace et concentré pendant l’autre fenêtre de temps. Cela nous oblige à mieux gérer notre temps et notre énergie pendant cette fenêtre de « non-plaisir ».
 Et du coup la fenêtre de plaisir est d’autant plus méritée et savoureuse.

Comment pratiquer le jeûne de dopamine ?

Respecter une période d’abstinence de toutes les sources de dépendances qui augmentent artificiellement notre dopamine. 
L’idée est de se défaire de nos dépendances en les évitant pendant une fenêtre de temps précise. Quelques pistes conseillées :
  • se détacher de son téléphone
  • prendre de la distance avec ses réseaux sociaux
  • éviter la nourriture facile (trop sucrée, trop industrielle)
  • éviter la recherche de nouveautés, jeux, sensations fortes
  • éviter les drogues (le café, l’alcool et le tabac compris)
  • éviter les relations sexuelles compulsives

Les limites de cette méthode

Cameron Sepah n’a pas réalisé d’études scientifiques pour émettre sa méthode. Celle-ci s’appuie sur des observations. Pour en être sûr il faudrait mesurer précisemment l’activité de la dopamine avant, pendant et après le jeûne, et d’observer les comportements associés à chacune de ces étapes.

Ceci dit, il est toujours bon de prendre de la distance avec ce qui nous rend dépendant car même sans preuves scientifiques notre ressenti personnel approuve le fait qu’on se sent mieux lorsqu’on est libéré de nos dépendances.

Comment réguler naturellement sa dopamine ?

  • consommer des aliments riches en tyrosine (acide aminé composant des protéines) et éviter les sucres
  • faire du sport
  • passer du temps dans la nature (le soleil augmente le nombre de récepteurs de dopamine)
  • méditer
  • bien dormir : le manque de sommeil réduit le nombre de récepteur de dopamine
  • prendre une douche froide
Références

https://www.linkedin.com/pulse/dopamine-fasting-new-silicon-valley-trend-dr-cameron-sepah/