Hydroma SA : l’hydrogène naturel a une carte à jouer dans la transition énergétique


Publié le : 3 juil. 2020

Par : La Rédaction

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La crise sanitaire du Covid-19 impacte de nombreux secteurs d'activité, dont celui de l'énergie. Les marchés du pétrole et du gaz sont fortement déséquilibrés du fait d'une offre excessive et d'une demande en chute. Dans ce contexte, les énergies renouvelables peuvent avoir leur carte à jouer dans les futurs plans de relance des gouvernements.
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Le Mali, pionnier de l’hydrogène naturel

Alors que le monde entier s’apprête à sortir du confinement dû au coronavirus, les décideurs publics parlent de plus en plus d’une relance verte de l’économie. Celle-ci doit reposer en grande partie sur les énergies renouvelables. Certaines ressources en particulier pourraient davantage intéresser les pouvoirs publics et les industriels. C’est le cas de l’hydrogène naturel, encore largement ignoré, mais totalement vertueux car non polluant, abondant, renouvelable et moins cher.

Au Mali, Hydroma SA travaille sur ce gaz depuis 2012. Cette société fondée par le milliardaire malien Aliou Diallo exploite une unité pilote près de Bourakébougou, un village situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale Bamako. Elle transforme l’hydrogène naturel en électricité verte - une première au monde - puis la distribue aux habitants de Bourakébougou. Grâce à Hydroma SA, les villageois peuvent vaquer à leurs occupations pendant la nuit et développer de nombreuses activités économiques.

Aliou Diallo en quête de financements pour une production à grande échelle

Constatant le succès de cette exploitation pilote, Aliou Diallo a lancé en août 2019 la production à grande échelle d’électricité verte à partir de l’hydrogène naturel. Hydroma SA va s’appuyer sur une vingtaine de puits positifs repartis sur une superficie de 1 264 km2, à l’intérieur du bloc 25 que la société détient à 100%. Pour financer cette importante phase de son projet énergétique, Aliou Diallo a cédé ses parts (55%) dans la société minière malienne Wassol’Or. Il s’est aussi mis en quête de partenariats en Europe, notamment en Allemagne où l’hydrogène vert a le vent en poupe.

Donner au Mali son indépendance énergétique

Au Mali aussi, Hydroma SA a le soutien du gouvernement, qui a bien conscience des bénéficies du projet d’Aliou Diallo. La ministre de l’énergie Lelenta Hawa Baba a même été dépêchée en juillet 2019 sur le site de Bourakébougou afin de constater la révolution énergétique en cours. Hydroma SA souhaite construire un réseau d'usines d’hydrogène naturel afin de produire 250 MW d'électricité. Cette production sera vendue, à bas coût, à la société nationale d'électricité en vertu d'un accord à long terme. L’excès d'électricité sera stocké sur place et vendu aux pays voisins.

Aliou Diallo rêve de donner au Mali son indépendance énergétique et de contribuer à son industrialisation avec notamment la construction de la première voie ferrée de trains électrique et à hydrogène d’Afrique.

Parallèlement au projet malien, Hydroma SA effectuait, jusqu’à l’apparition du coronavirus, des prospections en Australie et au Canada (où la société a son siège) pour la découverte de puits d’hydrogène naturel.
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