Pourquoi les réseaux sociaux sont dangereux pour notre cerveau ?


Par La Rédaction

Publié le 5 sept. 2019

Thèmes : réseaux sociaux  addiction  cerveau 


Combien de temps de vie avez-vous déjà passé sur les réseaux sociaux ? Beaucoup trop ? Sachez que ces outils ont été spécialement conçus volontairement pour vous rendre accros.
C’est Tristan Harris, ancien ingénieur de Google, qui nous livre leurs secrets et stratégies pour pirater nos esprits. Effectivement, tout est fait pour que nous y passions le plus de temps possible et que nous en devenions dépendants.
Les réseaux sociaux parasitent notre attention. Ils la brouillent et l’affaiblissent sur le long terme. L’esprit humain est tombé dans le piège des concepteurs de réseaux sociaux.
addiction-telephone-reseaux-sociaux

Les réseaux sociaux : aussi addictifs que le casino

Pourquoi allons-nous si souvent sur nos réseaux sociaux ? Pour y trouver un moment de distraction, de récompense, répondre à l’espoir d’un contact, d'une satisfaction immédiate et facile. On tire nos fils d’actualité pour vivre un petit frisson en tombant sur une information qui pourrait activer la chimie du plaisir dans notre cerveau. Le fil d’actualité des réseaux sociaux, que l’on « tire » est comme une machine à sous. Tristan Harris explique que cette action provoque la même addiction que chez les visiteurs des casinos de Las Vegas. Le smartphone est dans notre inconscient une machine à sous, avec laquelle nous viendrions jouer dans l’espoir d’y gagner quelque chose. Les « likes » sont une forme de récompense et de satisfaction que nous venons constamment chercher, le scroll, si facile à faire défiler, dans l’espoir de trouver quelque chose à se mettre sous la dent.
La recherche du plaisir immédiat nous a rendu accro.

Les réseaux sociaux, le lieu où la distraction se transforme en destruction.

Quels sont les dangers des réseaux sociaux ? Que provoquent les réseaux sociaux sur notre cerveau et dans nos vies en général ?
  • la baisse de l’attention
  • la compétition du nombre d’amis, de « j’aime »
  • le développement de l’instinct de comparaison, et de « survente » de sa vie
  • la perte de son temps de vie, et le fait de ne pas s’en rendre compte
  • la stimulation du circuit de la récompense (plus on en a, plus on en veut et plus on y retourne pour en avoir encore et encore) et donc l’addiction
  • à force d’avoir toutes sortes de stimulis immédiats sur les réseaux sociaux, on développe dans la vraie vie impatience et nervosité quand les choses ne vont pas aussi vite

Une stratégie bien rodée pour duper notre cerveau

La gratification immédiate des réseaux sociaux active la dopamine (l’hormone du bonheur) dans notre cerveau.
Les réseaux ont d’ailleurs été créés dans ce but précis grâce à ce que leurs créateurs appellent des « dark patterns ». Ceux-ci nous font sécréter des hormones du bonheur et nous rendent donc accros.
Quels sont les darks patterns des réseaux sociaux :
  • la recherche des « likes » nous incite à constamment vérifier si nous sommes aimés ou non
  • l’enchaînement automatique des vidéos nous intrigue et stimule
  • la recommandation automatique d’amis ou d’informations en fonction de ses goûts
  • le scroll infini d’informations ciblées selon notre comportement et nos goûts nous retiennent captifs
  • la comptabilisation du nombre d’amis, une illusion qui semble répondre à notre sentiment d’appartenance à un groupe
  • la possibilité d’exprimer librement et facilement ses émotions, et surtout des émotions négatives, sans avoir à assumer forcément la responsabilité de ses dires
  • dès que l’on ne se connecte pas à Facebook par exemple, on reçoit un email nous rappelant combien il serait bon de s’y reconnecter, et combien vous lui manquez
  • et même quand vous voulez quitter Facebook, ils vous prennent par les sentiments en vous rappelant tous les bons moments que vous avez passé avec vos amis sur Facebook

L’autre danger des réseaux sociaux : rester enfermé dans sa propre culture en circuit fermé

C’est ce qu’on appelle la polarisation des idées. Les algorithmes des réseaux sociaux sont si bien faits qu’ils savent ce que vous aimez. Pour vous retenir chez eux, ils vous montrent ce que vous voulez voir. Facebook est parfois la seule source d’informations pour beaucoup de personnes. Pour eux, c’est l’algorithme de cet outil qui construit et décide de leur culture.
Le danger est qu’à force de voir des idées extérieures qui vous ressemblent déjà, vous vous confortez dans vos pensées, sans les remettre en question. L’algorithme conforte nos opinions, on reste alors en « circuit fermé » de culture.
Les certitudes se renforcent, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Et cela peut même mener, de façon extrême, à une certaine radicalisation.

Newsletter

En vous inscrivant ici, vous allez être informé de nouvelles solutions durables :
Merci pour votre inscription et votre confiance !