La Communication Non Violente : une méthode en 4 étapes


Publié le : 2 avr. 2020

Par : La Rédaction

Thèmes abordés : Communication  Relations humaines  éducation 


Combien de fois vous êtes-vous senti incompris ? Malgré la meilleure des volontés, vous n’avez pas pu vous faire comprendre de votre interlocuteur.
L’importance de la communication est fondamentale dans nos relations interpersonnelles.
La communication non violente se veut être une solution à ces malentendus, tensions que l’on pourrait éviter avec de bons outils.
Cette technique de communication est applicable dans tous les domaines : travail, famille, amis, toutes les situations d’échange avec l’autre peuvent être l’occasion de pratiquer la Communication Non Violente.
En plus d’être un fluidifier la relation à l’autre, c’est aussi un outil d’attention intrapersonnelle.
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C’est quoi la Communication Non Violente ?

Selon son auteur, Marshall B. Rosenberg, la CNV se définit comme « le langage et interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant ».
La CNV sert à communiquer avec l’autre sans lui nuire même dans des situations difficiles.
Les valeurs de la Communication Non Violente sont l’empathie, l’authenticité et la responsabilité.
Elle s’appuie sur la liste des besoins humains élaborée par l’économiste Manfred Max-Neef.

A qui peut servir la CNV ?

  • les personnes sujettes à leurs émotions dans des situations difficiles
  • les personnes en contact régulier avec des situations de conflits
  • les parents et enfants
  • les couples
  • les relations amicales et familiales

Pourquoi pratiquer la Communication Non Violente ?

  • résoudre des conflits
  • être en meilleur disposition envers soi même
  • créer un climat tel qu’il est possible de satisfaire ses besoins, tout en respectant ceux des autres
  • communiquer avec authenticité, transformer les situations de conflits en dialogue
  • se relier à soi, ses sentiments et aux autres.
  • émettre un message authentique dans le but de se faire comprendre
  • recevoir le message de l’autre de façon à comprendre son besoin avec empathie
  • changer de posture par rapport à l’autre. Par exemple, quand quelqu’un nous fait un reproche, on va plutôt essayer de comprendre quel besoin n’est pas satisfait chez lui et inversement, quand on fait un reproche à quelqu’un, il est avant tout essentiel de se questionner sur le besoin non satisfait qui déclenche ce sentiment.

Les deux grands principes de la Communication Non Violente

  • Remplacer les jugements par une observation factuelle et objective pour éviter de blesser l’autre avec une critique
  • éviter tout jugement sur l’autre et ne parler que de ce que l’on ressent. L’autre ne peut pas rétorquer au sujet de nos propres émotions. Il s’agit de décrire son sentiment ou la situation en utilisant le « je », plutôt que « tu ».

Qu’est-ce qui est violent dans la communication ?

  • les jugements moralisateurs, les généralisations, les reproches, les étiquettes, les comparaisons.
  • le tu qui tue, les « toujours » et les  « jamais »
  • les « il faut » , « je dois »

Comment pratiquer la Communication non violente

  • accorder son attention à l’autre, savoir écouter
  • offrir une intention claire de ses besoins, savoir communiquer

Les 4 étapes de la Communication Non Violente :

Les quatre étapes se basent sur la méthode OSBD : Observation - Sentiments - Besoins - Demande
Toujours garder à l’esprit qu’il est préférable de distinguer les faits des opinions.

Observation :

  • observer sans évaluer, sans juger, sans faire de supposition ou de conclusions.

  • parler de faits concerts sans les qualifier, décrire les faits de façon objective.

Exprimer ses sentiments :

  • identifier et Exprimer ce qui se passe en nous sans accuser l’autre, sans interpréter ce que l’autre a fait
  • dans cette phase il faut éviter le mot « tu » et ne pas avoir peur d’exprimer sa vulnérabilité

Exprimer ses besoins :

  • se demander quels sont les besoins insatisfaits qui ont crée ces sentiments ?
  • assumer ses besoins, les exprimer, donner la chance à l’autre de les comprendre et d’adapter son comportement, si cela est possible pour lui également
  • expliquer les raisons de nos besoins
  • ne pas parler d’action dans cette partie, juste de nos souhaits

Les actions :

Faire des propositions pour satisfaire les besoins de chacun pour apporter des solutions ou éviter qu’un problèmes ne se reproduise dans le futur, sans exiger.
La demande doit être :
  • positive : dire ce que l’on souhaite, et non, ce que l’on ne souhaite pas
  • simple, claire : s’assurer que son interlocuteur à bien compris
  • rester ouvert à l’éventuel refus de son interlocuteur. Comme Rosenberg l’a si bien dit : « Dès lors que nous sommes prêts à écouter pleinement ce qui empêche l'autre de faire ce que nous lui demandons, nous formulons une demande, selon ma définition, et non une exigence. »
Eviter les :
  • il faut
  • on doit
  • verbes à l’impératif - les remplacer par : « veux-tu … ? »

En pratique :

C’est une chose de le savoir, il s’agit ensuite de mettre en pratique, d’être attentif à ses ressentis et à sa communication, pour développer le reflex de la CNV.
Plus on la pratique, plus elle deviendra naturelle.
Références

Guérir, David Servan-Schreiber, 2005
La communication non-violente au quotidien, Marshall B. Rosenberg, 2017

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