Le côté obscur des fleurs !


Par : La Rédaction

Thèmes abordés : Made in France  circuit court  consommacteur  consommation  environnement  pollution 


Belles et pourtant dangereuses, les bouquets de fleurs qu’on offre à ceux que l’on aime seraient en fait un cadeau empoisonné. Que ce soit en amont, lors de sa production, ou en aval, lors de son usage, le bouquet de fleurs semble nocif à tout point de vue. Pourquoi ?
fleur-danger-environnement

Une culture énergivore

La dépense énergétique des fleures cultivées aux Pays-Bas par exemple est énorme.
Les serres sont éclairées et chauffées toute l’année, 24h/24, pour augmenter le temps de floraison quel que que soit la saison.

Le transport

85% des fleurs coupées vendues en France viennent de l’étranger. Et ce chiffre augmente dès qu’on parle de nos romantiques roses !
Les pays exportateurs sont principalement les Pays-Bas, le Kenya, l’Amérique Latine, et dans une moindre mesure l’Inde et la Chine.
Ces fleurs, rien que pour arriver dans nos bras ont déjà émis une quantité impressionnante de gaz à effet de serre. Pour les fleurs d’Afrique le transport doit en plus être réfrigéré.
Le transport génère aussi beaucoup de perte (30% pour les cultures originaires d’Afrique, contre 1% pour les cultures du Pays-Bas).

Un gaspillage d’eau

Les fleurs cultivées sont très gourmandes en eau: une seule rose a besoin de 3 litres d’eau contre 12 litres pour une rose kenyane, 18 litreS pour une rose d’Équateur. Les fleurs du Kenya par exemple sont en train d’assécher le lac Naivasha pour combler leur besoin en eau.

Trop de pesticides

Les fleurs doivent pousser plus vite pour répondre aux exigences du marché, elles sont donc dopées par des produits phytosanitaires.
L’usage excessif d'engrais et pesticides entraînent une inévitable pollution des sols et des travailleurs au contact de ces cultures.
Quel que soit l’endroit du monde où sont cultivées ces fleurs il s’agit souvent de monocultures industrielles qui dénaturent l’environnement originel : ces monocultures enrichies en produits chimiques abiment la fertilité des sols en ayant en plus des conséquences sur la qualité des autres cultures à proximité, destinées à l’alimentation

Un risque pour la santé

Offrir des fleurs à la personne qu’on aime n’est pas un signe d’amour. En 2017, une étude de 60 Millions de consommateur a trouvé jusqu’à 15 substances chimiques en moyenne par bouquet de rose analysé.

Le respect des travailleurs bafoué

L’industrie profite dans certains pays d’une main d’oeuvre pas chère qui accepte des conditions de travail difficiles dans les plantations sans compter le risque pour leur santé lié à l’exposition constante à ces substances chimiques.

Les labels

Il est pourtant possible d’acheter des fleurs propres, qui ont une aura plus positive. Pour faire ce choix il est possible de rechercher des bouquets qui répondent aux critères de certains labels.
  • Label Fleur de France : créé en 2015, garantit une culture locale
  • Label Plante Bleue : il garantit des fleurs dont la production est respectueuse de l’environnement, validé depuis 2017 par une certification Haute Valeur Environnementale.
  • Label Max Havelaar : irrigation d’eau réduite, respect de la biodiversité, respect de l’humain, élimination de certains pesticides
  • Label MPS : respect de l’humain, peu de produits phytosanitaires
  • Label Agriculture Biologique : peu développé pour le moment

Solution

  • Offrir des plantes de saison
  • Offrir des fleurs ou plantes en pot cultivés localement
  • Choisir des emballages en papier recyclé
Les fleurs ne sont soumises à aucune obligation d’étiquetage sur leur origine, il s’agit alors de demander à votre fleuriste des informations sur ces produits et de le sensibiliser à une préférence pour les fleurs locales et de soulever la question de son type de culture.
C’est aussi la demande qui fait l’offre.