Rester dans sa zone de confort nous empêche d’apprendre selon la science.


Par La Rédaction

Publié le 29 mars 2019

Thèmes : stress  apprentissage  zone de confort 


L’université de Yale vient de publier une nouvelle étude dans la revue Neuron selon laquelle la stabilité de notre vie, cette fameuse « zone de confort » empêche les zones d’apprentissage du cerveau de bien fonctionner.
cerveau-apprentissage-stress
Être dans sa zone de confort, c’est la garantie et la sécurité de savoir ce qui va se passer aujourd’hui, demain et après-demain. Dans la zone de confort il n’a pas d’incertitude. Et c’est de cette incertitude que naît le stress. Elle est le signal que nous ne sommes pas tout à fait sûrs de notre environnement et/ou de nos compétences. On ne sait pas si on a la capacité d’affronter les incertitudes.
Pourtant c’est dans cet état précis d’incertitude que notre cerveau se met à exploiter son plein potentiel d’apprentissage.
En d’autres termes, c’est dans les moments d’instabilité, d’inconfort, que votre cerveau fonctionne le mieux.

La zone de confort éteint le cerveau à petit feu

Comment remédier à cette atonie du cerveau ?
Pour utiliser tout le potentiel d’apprentissage du cerveau, il faut faire des choses difficiles pendant 70% du temps selon cette étude menée à Yale.
Si vous êtes stressés, c’est bon signe, cela veut dire que votre cerveau est stimulé et fonctionne à son plein potentiel d’apprentissage. Aimez le stress : votre cerveau vous le rendra !

Pour vérifier cela, les chercheurs ont réalisé une étude sur des singes :
ils ont appris à deux groupes de singes à toucher des cibles pour recevoir en échange un jus de fruit. Dans un groupe, les singes recevaient toujours du jus, dans 80% des cas.
Dans l’autre groupe, les singes ne recevaient pas systématiquement du jus et la quantité de jus était aléatoire.
 Les chercheurs ont remarqué que les régions du cerveau liés à l’apprentissage s’étendaient dans le groupe de singe qui ne recevaient pas systématique du jus.
Le stress de ne pas recevoir du jus de fruit stimulait le cerveau des singes.

Cela s’explique par le fait que lorsqu’on est dans une situation que l’on maîtrise, le cerveau n’a alors pas besoin de se mettre en action puisque le résultat est sûr, il fonctionne grâce à ses habitudes et reflex. Il n’a pas besoin d’apprendre de nouvelles choses.

C’est pour cela que la routine endort le cerveau. Dans votre vie professionnelle et personnelle, si vous voulez progresser, il faut vous éviter la facilité et privilégier les situations imprévisibles.

Daeyeol Lee, neuroscientifique à Yale affirme que la capacité du cerveau à apprendre n’est pas figée.
Lorsqu’on se trouve dans une situation nouvelle, le cerveau se met dans une disposition à apprendre plus de choses.

Comment stimuler notre cerveau ?

Comment mettre à notre profit les résultats de cette études, qui vont pourtant à l’encontre de notre propension naturelle à aller vers ce qui est confortable ?
Et bien, il faut garder en tête qu’il y a des situations où il est bon de rester dans sa zone de confort. Quand il s’agit de faire des choses que l’on sait fonctionner, que l’on a déjà optimisées par l’expérience et la pratique régulière comme par exemple quand on connaît le chemin le plus court pour rentrer à son domicilie, ou quand on sait que pour être en forme au réveil il vaut mieux se coucher à telle ou telle heure. Il y a donc des situations où la routine peut être bénéfique. Par contre, il ne faut pas pour autant s’endormir sur des habitudes ou des reflex du quotidien, privilégier la nouveauté rend notre cerveau plus actif.
Pour le stimuler vous pouvez par exemple :
  • voyager ou aller vivre à l’étranger : partir loin de chez soi et une bonne façon de savoir qui l’on est, ce que l’on aime vraiment, ou pas.
  • changer ses habitudes, son quotidien : même dans les petites choses de notre vie, rajouter des petites nouveautés, changer de point de vue, voire les petits détails du quotidien autrement. Il suffit parfois de toutes petites choses comme changer de main en se brossant les dents par exemple !
  • démarrer un nouveau projet : et même si l’issu du projet se solde par un échec, vous aurez au moins musclé votre cerveau
  • être à l’écoute de nouvelles idées, d’informations vers lesquelles on est pas habitué
  • parler, être à l’écoute, échanger des idées avec des gens qui ne partagent nos opinions. En plus de développer les parties du cerveau de l’apprentissage, vous développerez également les zones cervicales de l’empathie.

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