La règle des 3V pour bien manger


Publié le : 3 août 2020

Par : La Rédaction

Thèmes abordés : alimentation  protéines végétales  locavore 


Il devient de plus en plus complexe de savoir comment bien manger.
Entre les régimes, les études contradictoires et les conflits d’intérêts de l’industrie agroalimentaire, nous pouvons nous sentir parfois perdus.
L’approche réductionniste qui consiste à considérer notre alimentation comme l’accumulation de calories est néfaste d’un point de vue physique et psychique.
Aborder l’alimentation d’un simple point de vue nutritionnel est réductrice aussi car elle occulte l’aspect holistique de l’acte de se nourrir et surtout son impact sur l’environnement.
Pourtant, bien manger relève parfois du bon sens et de la simplicité. Comment faire ?
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Anthony Fardet, ingénieur agro-alimentaire et docteur en nutrition humaine propose une approche holistique d’une alimentation saine et équilibrée basée sur les « 3 V » ou « les 3 règles d’or ».
Il a réalisé un important travail de recherche avant de proposer ses principes.
Il parle d’une révolution humaine de l’alimentation au service de la vie et non du profit.
Sur quoi se base cette règle des 3V ?

La règle des 3V :

Il s’agit tout simplement d’une alimentation constituée de beaucoup de végétaux peu transformés et variés.
C’est une démarche holistique car en l’appliquant on protège notre santé, les animaux et l’environnement.
L’alimentation se transforme en principes de vie pour protéger la planète et la santé.
Si l’un des 3V n’est pas respecté, l’équilibre est rompu.
Par exemple :
  • manger des végétaux et des produits vrais (donc non transformés) mais consommer toujours les mêmes aliments ne suffira pas. La variété fait partie des piliers indispensables.
  • ou manger en grande partie des aliments animaux, variés et non transformés ne sera pas bénéfique pour l’environnement et pour sa santé non plus. L’excès de viande transformée ou non est néfaste pour la santé et aussi l’environnement en raison des ressources trop importantes qu’elle nécessite.
  • ou manger des produits d’origine végétale, en grande variété mais ultra-transformés, ça n’est pas bon pour la planète, ni pour la santé. Les aliments à base végétale mais ultra-transformés sont souvent très riches en glucides.

1ère règle : Végétal

85% minimum des calories ingérées doivent être végétales et si besoin, les 15 % restantes peuvent être d’origine animale.
En mangeant beaucoup de viande comme nous le faisons aujourd’hui, on soutient l’agriculture intensive nécessaire pour nourrir le bétail, sans compter la souffrance animale.
S’orienter vers une alimentation plus végétale permettrait d’amoindrir ces souffrances et pollutions.

2ème règle : Vrai et vivant

Vrai signifie non transformé. Selon le docteur Fardet les aliments transformés ne devraient pas dépasser 15% de nos calories quotidiennes.
Les aliments transformés sont mauvais pour notre santé car ils contiennent beaucoup de sucres, de sels, de graisses saturées et d’additifs.
Ils induisent toutes sortent de maladies comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, etc…

3ème règle : Varié

La variété alimentaire garantit la couverture de tous nos besoins nutritionnels. Si elle est bio et locale elle sera d’autant plus nutritive et moins coûteuse pour l’environnement.
Références

« Halte aux produits transformés ! Mangeons vrai », Anthony Fardet, éditions Thierry Souccar