En 50 ans, notre alimentation s’est radicalement transformée


Par La Rédaction

Publié le 25 févr. 2019

Thèmes : alimentation  industrie agro-alimentaire  industrie agroalimentaire  agroalimentaire  alimentation moderne 


En à peine moins d’un siècle, nous sommes passés de l’état de biodiversité à des monocultures qui répondent aux besoins de l’industrie agro-alimentaire. L’usage de produits phytosanitaires promettait toujours plus de rendements. Où en sommes-nous aujourd'hui ?
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Quelles sont les conséquences de notre alimentation moderne ?

Pour commencer, ce type de production intense provoque une baisse de la fertilité des sols et une perte des qualités nutritionnelles des aliments.
C’est toute la chaîne alimentaire qui se trouve alors appauvrie : selon l’association américaine Worldwatch Institue, la viande des animaux d’élevage est plus grasse et moins riche en fer qu’il y a 50 ans.
Le poulet est moins riche en vitamine A au profit de plus de gras et de sodium.
Les fruits et légumes ne sont pas en reste : il auraient perdu en moyenne 30% de leurs valeurs nutritionnelles en 40 ans.
Une pomme par exemple : il faudrait en manger 3 aujourd’hui pour avoir les mêmes nutriments que celles d’il y a à peine quelques décennies.
La perte de nutriments des aliments actuels est «compensée» par toutes sorte d’autres produits chimiques destinés à les rendre plus beaux, plus brillants, à prolonger leur durée de vie, etc…
Certains de ces additifs sont toxiques et peuvent même parfois modifier notre ADN.

Pour la petite histoire…

Le Sunday Telegraph a publié un article à propos de la conservation des corps dans les cimetières allemands. Un tiers des corps auraient été parfaitement conservés (alors que la décomposition prend normalement un dizaine d’année). Parmi les causes soulevées, l’alimentation est une évidence. Nous consommons au cours de notre vie trop de conservateurs ce qui ralentit le processus de décomposition.

L’effet cumulé des produits chimiques sur notre santé

Les industriels se défendent en disant que les proportions de produits chimiques dans les aliments sont infimes. Certes, mais le problèmes c’est l’effet cumulé de tous les aliments que nous ingérons au cours d’une journée qui crée un cocktail chimique.

Notre corps est-il fait pour encaisser ?

D’un point de vue génétique, nous ne sommes pas si différents de notre ancêtre l’Homo Sapiens. Nous sommes donc…des chasseurs-cueilleurs. Les recherches prouvent que nous étions omnivores avec une nette préférence pour les végétaux. L’apport de protéine était alors un complément. Notre physiologie est donc faite pour consommer des légumes, légumineuses, fruits, un peu de viande et/ou oeufs. Pourtant, notre alimentation actuelle est issue à 80% de l’industrie agroalimentaire, qui propose des produits qui n’existaient pas avant.

Comment notre corps trouve son énergie malgré l’absence de nutriments ?


Dans le livre Anticancer de David Servan-Schreiber, il est écrit que 56% des calories que nous ingérons par jour sont des calorie creuses, c’est à dire, vides de nutriments. Ces aliments creux sont essentiellement les sucres blancs, les farines blanches (pain, pâtes et riz) et les huiles végétales raffinées.
En ingérant ces produits, notre corps va puiser dans ses réserves propres de nutriments pour trouver son énergie.

Le problème des produits raffinés

Derrière ce nom qui sonne si bien se cache une réalité moins douce. Le raffinage est un processus industriel mis au point à la base pour permettre la conservation des aliments. Pour les céréales, on leur ôte leur enveloppe (pourtant si nourrissantes en protéines, fibres et minéraux). On a donc supprimé les nutriments pour ne garder que l’amidon. L’amidon est un sucre. Ce qui fait donc augmenter l’indice glycémique de l’aliment (avec pour conséquence : fatigue du pancréas, risque de diabète et prise de poids).
Le sucre raffiné aussi ne possède plus aucune valeur nutritionnelle. Le comble est qu’aujourd’hui, nous en consommons 35 kg par an ! Il se cache en grande quantité dans les produits industriels.

La solution ?

  • 
Privilégiez au maximum des aliments non transformés. Et si vous ne pouvez faire autrement, vérifiez qu’il n’y ait pas plus de 3 additifs (ils se remarquent dans la liste des ingrédients par la lettre « E »).
  • Favorisez les céréales complètes, elles ont un effet glycémique moins important, sont plus nutritives et provoquent une sensation de satiété.
  • De façon générale et si possible, choisissez des produits issus de l’agriculture biologique.